Guide complet

RGPD pour petit commerce : ce que vous devez vraiment faire

Un restaurant, un salon ou une boutique manipule chaque jour des données personnelles : réservations, fichier client, emails, caméras. Le RGPD s’applique aussi aux petits commerces, mais ce qu’il demande tient en quelques gestes. Ce guide les explique simplement, avec les chiffres de la CNIL et des modèles à copier.

Mis à jour le 13 min de lecture Par l’équipe Voxtya

Que demande le RGPD à un petit commerce ?

Réponse rapide : le RGPD vous demande de savoir quelles données vous collectez et pourquoi, de n’en garder que l’utile, d’informer vos clients au moment où vous les recueillez, de fixer une durée de conservation, de protéger vos fichiers, de répondre aux demandes des clients dans un délai d’un mois et de choisir des prestataires sérieux. Pour un commerce, cela tient dans un registre d’une page (la CNIL fournit un modèle simplifié), une mention sous chaque formulaire et un peu de rangement deux fois par an.

Le RGPD (règlement général sur la protection des données) s’applique depuis 2018 à toutes les entreprises qui traitent des données personnelles, quelle que soit leur taille. Un nom et un numéro de téléphone pris pour une réservation, une adresse email pour une carte de fidélité, une image de caméra : ce sont des données personnelles.

Pas de panique pour autant. La CNIL, l’autorité française de protection des données, publie de nombreuses fiches pratiques pour les TPE. Ce guide en reprend l’essentiel pour un commerce de proximité, sans jargon. Pour les règles des emails commerciaux, reportez-vous à notre guide de la fidélisation, qui les détaille déjà.

Quelles données personnelles mon commerce collecte-t-il ?

Plus que vous ne le pensez. Faites le tour de vos habitudes, du comptoir au téléphone :

OùDonnéesPour quoi faire
Réservations, rendez-vousNom, téléphone, email, nombre de personnes, remarquesGérer la réservation, confirmer, rappeler
Fichier clientCoordonnées, préférences, historique, allergiesMieux servir, reconnaître les habitués
Emails, lettre d’informationAdresse email, consentementInformer, faire revenir
Devis, commandesNom, adresse, téléphone, détails de la demandeÉtablir le devis, livrer, facturer
FacturesNom, adresse, montantsObligations comptables
CamérasImages des clients et du personnelSécurité des biens et des personnes
Avis et jeuxNom, email, participationGérer le jeu, remettre le lot
PersonnelIdentité, contrat, paieGestion des salariés

La CNIL rappelle un principe utile dans sa fiche « Maîtrisez votre relation client » : vendre un bien ou un service ne nécessite pas toujours de recueillir des données. Une baguette ne demande pas d’email. Demandez seulement ce qui sert vraiment, et rendez le reste facultatif.

Attention aux données de santé : une allergie ou une intolérance notée dans un fichier client est une donnée sensible. Notez-la seulement si le client vous l’a donnée pour que vous en teniez compte, et pour rien d’autre.

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Dois-je tenir un registre, et à quoi ressemble-t-il ?

Le registre des traitements est un document qui liste ce que vous faites des données personnelles. Selon la fiche de la CNIL sur le registre, les entreprises de moins de 250 salariés bénéficient d’une dérogation, mais elle est très limitée : doivent figurer dans le registre les traitements qui ne sont pas occasionnels (la gestion des clients et des fournisseurs, la paie), ceux qui présentent un risque (comme la vidéosurveillance) et ceux qui portent sur des données sensibles (comme la santé). Autrement dit, un commerce a presque toujours besoin d’un registre.

Bonne nouvelle : il peut tenir sur une page, papier ou numérique. La CNIL propose un modèle de registre simplifié (tableur à télécharger). Pour un restaurant, il peut ressembler à ceci :

TraitementDonnéesQui y accèdeDurée
RéservationsNom, téléphone, email, allergiesÉquipe de salle, logiciel de réservationDurée fixée par vous, par exemple après la dernière visite
Lettre d’informationEmailGérant, outil d’envoiJusqu’à la désinscription, ou 3 ans sans contact
FacturationNom, montantsGérant, comptable10 ans
VidéosurveillanceImagesGérantEn principe un mois au plus
PersonnelIdentité, contrat, paieGérant, cabinet de paieSelon les obligations sociales

Pour chaque ligne, le modèle de la CNIL demande aussi la finalité, les catégories de personnes, les éventuels transferts hors de l’Union européenne et les mesures de sécurité. Remplissez-le une fois, puis relisez-le quand vous changez d’outil.

Comment informer mes clients, et que mettre sous mes formulaires ?

Au moment où vous recueillez une donnée, la personne doit savoir qui la reçoit, pour quoi faire, combien de temps vous la gardez et comment exercer ses droits. La CNIL conseille une mention d’information courte sur chaque formulaire, avec un lien vers une politique de confidentialité plus complète. Entreprendre Service Public précise que cette politique doit être accessible depuis chaque page du site.

Modèle de mention à placer sous un formulaire de réservation :

Les informations de ce formulaire sont utilisées par [Nom du commerce] pour gérer votre réservation, vous envoyer une confirmation et un rappel, et noter vos préférences (allergies, occasion) si vous nous les indiquez. Elles sont accessibles à notre équipe et à notre prestataire de réservation, et conservées [durée choisie, par exemple 3 ans après votre dernière visite]. Vous pouvez y accéder, les corriger ou demander leur suppression en écrivant à [adresse email]. En cas de difficulté, vous pouvez saisir la CNIL (www.cnil.fr).

Modèle à afficher près de la caisse si vous tenez un fichier client sur papier ou sur tablette :

Fichier client de [Nom du commerce] : si vous nous donnez vos coordonnées, nous les utilisons uniquement pour [vous prévenir quand votre commande est prête / gérer votre carte de fidélité / vous envoyer nos nouvelles si vous l’avez accepté]. Nous ne les transmettons à personne. Vous pouvez demander à les consulter, les corriger ou les supprimer à tout moment, en boutique ou à [adresse email].

Ces mentions complètent vos mentions légales, qui disent qui vous êtes : notre guide des mentions légales d’un site de commerce donne le modèle correspondant.

Combien de temps puis-je garder les données de mes clients ?

Le temps nécessaire à ce pour quoi vous les avez recueillies, puis vous les supprimez ou les archivez. La CNIL distingue les données en usage courant, les archives gardées pour une obligation légale ou un éventuel litige (avec un accès restreint), et la suppression.

Les repères publiés par la CNIL :

  • Clients utilisés pour vous faire connaître (emails, offres) : pendant la relation commerciale, puis 3 ans après sa fin, selon le référentiel de la CNIL sur la gestion commerciale ;
  • Prospects (personnes qui ne sont pas clientes) : 3 ans à compter de la collecte ou du dernier contact venant d’eux. Un clic sur un lien dans un de vos emails compte comme contact ;
  • Données de facturation : 10 ans, en application du Code de commerce, d’après la fiche de la CNIL sur les durées de conservation ;
  • Images de vidéosurveillance : en principe un mois au plus (voir plus bas).

Ce référentiel n’est pas obligatoire, mais si vous retenez une autre durée, vous devez pouvoir la justifier. À la fin des 3 ans, vous pouvez recontacter la personne pour savoir si elle veut continuer à recevoir vos messages ; sans réponse positive, supprimez ses données.

En pratique, fixez deux rendez-vous par an dans votre agenda pour faire le ménage : clients inactifs depuis longtemps, vieilles listes, tableurs en double, carnets de réservations des années passées.

Un client me demande ses données : que faire ?

Vos clients ont le droit d’accéder aux données que vous avez sur eux, de les faire corriger, d’en demander la suppression, de s’opposer à recevoir vos messages. La CNIL indique que vous devez répondre le plus rapidement possible, et au plus tard dans un délai d’un mois. Ce délai peut être prolongé de deux mois si la demande est complexe, à condition de prévenir la personne dans le premier mois (CNIL, délai de réponse).

La marche à suivre :

  1. notez la date de la demande ;
  2. vérifiez qu’il s’agit bien de la personne concernée (sans demander plus que nécessaire) ;
  3. cherchez ses données partout : logiciel de réservation, tableur, carnet, boîte mail, outil d’envoi d’emails ;
  4. répondez par écrit, et gardez une trace de votre réponse.

Modèle de réponse à une demande de suppression :

Bonjour [Prénom], Nous avons bien reçu votre demande du [date]. Nous avons supprimé les données vous concernant de notre fichier client et de notre liste d’envoi : [nom, téléphone, email, préférences]. Seules les factures sont conservées, car la loi nous oblige à les garder. Vous ne recevrez plus de messages de notre part. Pour toute question, vous pouvez nous écrire à [adresse email]. Bien cordialement, [Prénom], [Nom du commerce]

Comment protéger mes fichiers et choisir mes prestataires ?

Les gestes de sécurité

  • un mot de passe différent par outil, et un compte par membre de l’équipe plutôt qu’un identifiant partagé ;
  • pas de fichier client sur une clé USB qui traîne ou dans un tableur envoyé par email ;
  • le carnet de réservations rangé, pas ouvert sur le comptoir ;
  • chacun n’accède qu’à ce dont il a besoin : le serveur voit les réservations du jour, pas forcément l’historique complet.

En cas de fuite ou de perte

Un ordinateur volé, un fichier envoyé au mauvais destinataire, un compte piraté : c’est une violation de données. La CNIL demande de la lui notifier dans les 72 heures si elle présente un risque pour les personnes, de prévenir les personnes si le risque est élevé, et dans tous les cas de la noter dans un document interne.

Vos prestataires (site, réservation, emails)

Quand un prestataire traite des données pour votre compte (votre outil de réservation, votre site, votre logiciel de caisse), il est votre sous-traitant. Vous restez responsable, et le RGPD (article 28) impose un contrat qui précise ce qu’il fait des données. La CNIL, dans ses bonnes pratiques responsable de traitement et sous-traitant, conseille de choisir des outils qui aident : recueil du consentement, lien de désinscription automatique, mentions d’information, suppression des données au bout de la durée prévue, accès différents selon les rôles. Demandez à votre prestataire où sont hébergées les données et quels sont ses propres sous-traitants.

Chez Voxtya, le service Réservations tient le fichier clients à partir des réservations (habitués, allergies, occasions) ; Voxtya le traite pour le compte du commerce, en tant que sous-traitant, et sa politique de confidentialité liste ses propres prestataires.

Cookies, emails, avis : quelles règles retenir ?

Les cookies de votre site

D’après la fiche officielle sur les cookies, les traceurs strictement nécessaires au fonctionnement du site peuvent être utilisés sans accord ; les autres, notamment publicitaires, demandent un consentement préalable. Refuser doit être aussi simple qu’accepter, et le visiteur doit pouvoir changer d’avis. Demandez à votre prestataire de site la liste des traceurs utilisés.

Les emails à vos clients

En résumé : consentement préalable pour la prospection, sauf pour un client existant à qui vous proposez des produits ou services analogues, à condition de l’avoir informé et de prévoir une désinscription simple dans chaque message. Les confirmations et rappels de réservation sont des messages de service. Tout est détaillé dans notre guide de la fidélisation et dans notre guide de la newsletter de commerce de proximité.

Les avis et les jeux

Quand vous répondez publiquement à un avis, ne donnez aucune information personnelle sur le client (date précise de visite, ce qu’il a commandé, son état de santé). Si vous organisez un jeu, ne demandez que les coordonnées utiles pour remettre le lot, et dites-le.

Puis-je installer des caméras dans mon commerce ?

Oui, pour la sécurité des biens et des personnes, avec des règles précises. La fiche de la CNIL sur la vidéosurveillance dans les commerces (que la CNIL indique être en cours de mise à jour) retient notamment :

  • filmer les zones de circulation et les zones marchandes, sans porter atteinte à la vie privée ; jamais les cabines d’essayage ni les toilettes ;
  • ne pas utiliser les caméras pour surveiller le travail du personnel ; une caméra sur la caisse doit filmer la caisse plus que le caissier ;
  • pour les zones ouvertes au public (entrée, surfaces de vente, caisses), le dispositif doit être autorisé par le préfet ;
  • une durée de conservation qui, en principe, n’excède pas un mois, et quelques jours suffisent généralement ;
  • un accès aux images réservé à la direction ou aux responsables de la sécurité ;
  • des panneaux visibles en permanence ;
  • l’inscription du dispositif dans votre registre.

Modèle de panneau d’information (à compléter du pictogramme caméra) :

Établissement placé sous vidéoprotection Pour la sécurité des personnes et des biens, ce commerce est équipé de caméras. Responsable : [Nom du commerce], [adresse]. Les images sont conservées [durée, par exemple 15 jours]. Vous pouvez accéder aux images vous concernant en contactant [adresse email ou téléphone]. Vous pouvez adresser une réclamation à la CNIL (www.cnil.fr).

Quels points d’attention selon mon métier ?

  • Restaurant : les allergies notées dans les réservations sont des données de santé ; ne les gardez que pour servir le client et protégez le fichier. Le carnet papier des réservations doit lui aussi être rangé et jeté au bout d’un temps défini. Voir Voxtya pour les restaurants.
  • Coiffeur, institut de beauté : la fiche technique (couleur, soins, contre-indications de peau) peut contenir des informations de santé ; limitez-vous à l’utile. Les photos avant/après demandent l’accord écrit de la cliente.
  • Boutique, caviste : la carte de fidélité numérique suppose un email ou un téléphone ; une carte tamponnée n’en demande aucun. Les caméras de surface de vente demandent une autorisation préfectorale.
  • Boulangerie : les commandes de gâteaux (nom, téléphone) peuvent être supprimées une fois la commande retirée et payée, sauf la facture.
  • Artisan : devis et factures contiennent l’adresse du client ; les factures se gardent 10 ans, les devis refusés n’ont pas à être gardés aussi longtemps.
  • Hôtel, chambre d’hôtes : vérifiez les formalités propres à l’hébergement auprès de votre mairie ou de votre fédération, et ne gardez pas de copies de pièces d’identité au-delà de ce qui est exigé.

Quelles erreurs éviter, et par où commencer ?

Les erreurs les plus courantes dans les commerces :

  • un fichier client « fourre-tout » jamais trié, avec des clients d’il y a dix ans ;
  • des remarques désobligeantes sur un client dans un fichier (il peut demander à le voir) ;
  • un identifiant unique partagé par toute l’équipe pour le logiciel de réservation ;
  • une caméra qui filme en continu le poste de travail d’un salarié ;
  • une case d’inscription aux emails cochée d’avance ;
  • pas de mention d’information sous les formulaires du site.

La check-list pour être en règle :

  • J’ai listé les données que je collecte et pourquoi
  • J’ai rempli le registre simplifié de la CNIL
  • Chaque formulaire a sa mention d’information et un lien vers la politique de confidentialité
  • J’ai fixé une durée de conservation pour chaque fichier
  • Je fais le ménage dans mes fichiers deux fois par an
  • Chaque membre de l’équipe a son propre accès, avec un mot de passe solide
  • Je sais répondre à une demande d’un client en moins d’un mois
  • Mes prestataires ont un contrat qui couvre les données
  • Mes caméras sont autorisées, signalées et les images ne sont pas gardées trop longtemps
  • Ma bannière cookies permet de refuser aussi facilement que d’accepter

Les étapes, en résumé

Les étapes simples pour qu’un petit commerce respecte le RGPD sans y passer des semaines.

  1. Faire l’inventaire. Listez où vous collectez des données : réservations, fichier client, emails, devis, caméras, personnel.
  2. Trier. Supprimez les données inutiles et rendez facultatif ce qui n’est pas indispensable.
  3. Remplir le registre. Téléchargez le modèle simplifié de la CNIL et remplissez une ligne par traitement.
  4. Informer. Ajoutez une mention d’information sous chaque formulaire et une politique de confidentialité sur le site.
  5. Fixer les durées. Choisissez une durée de conservation pour chaque fichier, en vous appuyant sur les repères de la CNIL.
  6. Sécuriser. Un accès par personne, des mots de passe solides, des fichiers rangés.
  7. Vérifier ses prestataires. Assurez-vous qu’un contrat encadre les données confiées à vos outils.
  8. Faire le ménage. Deux fois par an, supprimez ce qui a dépassé la durée prévue.

Le faire sans y passer vos soirées

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Ce guide pour votre métier

Pour aller plus loin

Sources

Les règles citées dans ce guide viennent de ces pages officielles, consultées le 17 octobre 2026.

Le RGPD s’applique-t-il à un micro-entrepreneur ?
Oui. Le RGPD s’applique dès que vous traitez des données personnelles dans le cadre de votre activité, quelle que soit la taille de l’entreprise. Un micro-entrepreneur qui garde les coordonnées de ses clients est concerné.
Dois-je nommer un délégué à la protection des données (DPO) ?
Pour la plupart des petits commerces, non : cette désignation vise surtout les organismes publics et les entreprises dont le cœur d’activité est le suivi à grande échelle des personnes ou des données sensibles. En cas de doute sur votre activité, consultez la CNIL.
Puis-je garder un carnet de réservations papier ?
Oui, le RGPD s’applique aussi au papier. Rangez le carnet, ne le laissez pas ouvert à la vue des clients, et détruisez les anciens carnets au bout de la durée que vous avez fixée.
Ai-je le droit de noter les allergies de mes clients ?
Oui, si le client vous les a données pour que vous en teniez compte. Ce sont des données de santé : n’utilisez-les pour rien d’autre, limitez l’accès et inscrivez ce traitement dans votre registre.
Combien de temps garder les coordonnées d’un client ?
Le temps de la relation, puis 3 ans après le dernier contact si vous les utilisez pour lui envoyer vos offres, selon le référentiel de la CNIL. Les factures, elles, se gardent 10 ans.
Un client peut-il exiger que je supprime ses données ?
Il peut le demander, et vous devez y répondre dans un délai d’un mois. Vous supprimez ce qui n’est plus nécessaire, mais vous pouvez garder ce que la loi vous oblige à conserver, comme les factures, en le lui expliquant.
Mon logiciel de réservation est-il responsable à ma place ?
Non. Vous êtes responsable des données de vos clients ; votre prestataire est votre sous-traitant. Il doit vous offrir des garanties et un contrat, mais c’est à vous d’informer les clients et de fixer les durées.
Que risque un commerce qui ne respecte pas le RGPD ?
La CNIL peut contrôler et sanctionner, y compris les petites entreprises, et un client mécontent peut se plaindre auprès d’elle. Le risque le plus fréquent reste la perte de confiance : un client qui reçoit des messages non désirés ne revient pas.
Puis-je filmer l’entrée de mon magasin ?
Oui, pour la sécurité, mais une caméra qui filme une zone ouverte au public doit être autorisée par le préfet, signalée par un panneau et ses images conservées peu de temps.
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